Colettion

Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 09:02

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La maison d'enfance de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye a enfin pu être achetée, plusieurs années après sa mise en vente un peu stressante...

Grâce à la mobilisation de nombreuses personnes, aux subventions allouées par l'Etat, la Région Bourgogne et le département de l'Yonne, et aux nombreux dons privés, la somme nécessaire à l'achat (300 000 euros) a pu être réunie. 

Depuis le 29 septembre 2011, la maison appartient à l'association "La Maison de Colette", qui se lance dès à présent dans la réhabilitation des bâtiments et des jardins, afin de les ouvrir le plus tôt possible au public.

 

De nouveau, se pose la question du financement de ce projet. Le soutien de tous les amoureux de Colette ne sera pas de trop pour que les pouvoirs publics n'oublient pas la Maison !

Un petit geste, même symbolique, fera beaucoup pour "la cause" : FAITES UN DON sur le site de la Maison de Colette

 

MERCI !

 

Le projet : "La maison de Colette voudrait être une invitation à la lecture, une (re)découverte de l’oeuvre par le prisme de l’émotion et de la magie du lieu." (site Maison de Colette)

 

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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 09:21

Une magnifique soirée est organisée le 9 novembre 2010, au théâtre du Châtelet, à Paris, au profit du fonds de dotation "Maison de Colette".

 

Colette-en-scene.jpg

 

L'intégralité du prix des places sera reversé au fonds de dotation. 

 

Le spectacle : musique, lectures, évocations en images, films, reconstitutions de scènes des romans et de la vie de Colette, de ses différentes carrières.

Un spectacle original servi par des artistes généreux :

Mathieu Amalric, Carole Bouquet, Leslie Caron, Danièle Delorme, Arielle Dombasle, Andréa Ferréol, Guillaume Gallienne, Andy Gillet, Juliette, Doris Lamprecht, François Le Roux, Clémence Massart, Claire Nebout, Micheline Presle, Didier Sandre, Sabine Vatin, Karen Vourc'h...


En utilisant le document ci-dessous (cliquer sur "Réservations"), et en l'envoyant accompagné de votre chèque au théâtre du Châtelet, vous bénéficierez d'une réduction fiscale de 66% de votre don.

 

Réservations

 

Le don marche aussi sans la soirée ! Si on ne peut pas s'y rendre, on peut faire un don (réduction fiscale 66%), en envoyant un chèque libellé à l'ordre de "Fonds de dotation Maison de Colette" à l'adresse suivante :

     "Maison de Colette"

     8 rue Monsieur le Prince

     75 006 PARIS

 

Lien vers la page du spectacle sur le site du Châtelet : cliquer ici


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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 10:49


Une photo de Colette écrivant sous la treille,
une citation "Je ne cesserai d'éclore que pour cesser de vivre",
une musique, des extraits d'un trio de Ravel...

C'est la page d'accueil du nouveau site de la Société des Amis de Colette !

Il n'est pas encore complet, mais on peut y trouver déjà beaucoup de choses.

Pour le visiter,
cliquez ici.
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 18:42



Nous sommes.... deux (pour l'instant...) dans la "communauté Colette" d'over-blog, Nina et moi. Mais ailleurs, on écrit aussi sur Colette. D'un blog à l'autre, d'un lien à l'autre, on découvre tout un petit peuple colettophile (heu... ?), discret mais fervent.
Me voici donc partie sur les traces de la Vagabonde à travers la blogosphère... et puis, car ce serait dommage de s'arrêter une fois lancés, nous continuerons à travers la toile, d'une maille à l'autre, voir des sites (des vrais, de ceux où on ne peut pas laisser de commentaires !)

Et pour commencer, il faut citer l'incontournable Lune-de-Pluie, une "Amie de Colette" qui, avec Nina, m'a donné envie de faire partie de cette association, et dont les notes de lecture sont écrites avec une poésie qui m'enchante. A lire dans sa rubrique "l'oeuvre de Colette".

Lune-de-Pluie cite le Blog d'Océania, Voyage dans les mots, où on peut lire des extraits des oeuvres de Colette (et de très très nombreux autres auteurs).

Cette fois c'est Nina qui cite dans ses liens ce joli travail d'élèves de première L, qui s'interrogent sur l'image de la femme au temps de Colette. Le TPE sur Colette.

Chez Lily-et-ses-livres, le miroir@Colette , qui me plaît autant pour l'article lui-même (citation du "Miroir" où Colette parle à son héroïne Claudine) que pour les commentaires abondants qui le suivent.

Lily cite Clarabel, dont le billet sur Colette nous raconte Duo, le Toutounier et la Seconde. Encore des commentaires abondants qui se rapprochent plus d'une véritable discussion ! A quand un "forum Colette" ?...

On peut aussi aller faire un tour chez Juliette, pour lire sur le site de celle qui l'a écrit le triptyque "Colette en trois lettres" , que je cite également sur mon blog (ici, , encore par ici et enfin par là).


Du côté des sites:

On commence bien sûr par le Centre d'étude Colette, qui, en passant, organise chaque année une exposition au Musée Colette de Saint-Sauveur-Puisaye. Cette année : "les feux de la rampe"... j'ai très envie d'y aller !

Et on poursuit avec la Société des Amis de Colette , dont l'ancien site était .

Biographie commentée de Colette par Francine Dugast, professeur émérite à l'Université Rennes 2 et ancienne présidente de l'association les Amis de Colette. L'article s'appelle Regards sur Colette, dans la rubrique Ecrivains de toujours.

Le site AF ouaibe, qui consacre quelques pages à Colette : biographie, et thèmes variés.

La page de Serge consacrée à Colette, un vrai amoureux celui-là !


Quelques thèmes :

Serge cite en lien Colette et la Puisaye, de François Counil, sur un thème important, le pays natal de l'écrivain. On y trouve les textes de Colette sur la Puisaye, un chapitre sur l'enfance de Colette à Saint-Sauveur, et une petite visite, photos à l'appui, du Musée Colette.

Voici maintenant Colette au cinéma, un thème intéressant ! On y trouvera les adaptations cinématographiques d'oeuvres de Colette, des films auxquels Colette a participé (scénario), des films sur Colette... et les affiches des films.

Enfin, une émission archivée par l'INA, datant de 1984 et intitulée "amoureuse Colette", d'après le titre du livre de G. Dormann et S. Delasus sorti cette année-là (les 30 ans de la mort de Colette). Elle a été tournée à Saint-Sauveur, dans l'école. Vers le début, images d'archives à ne pas manquer... A un moment, récit d'une séance de spiritisme où le fantôme de Colette vient répondre à des questions.... frissons garantis, mais pas forcément de peur... Il y a quelques temps, on pouvait voir l'intégralité de cette émission gratuitement. A présent, on a droit aux 10 premières minutes, puis il faut "louer" ou "acheter" le téléchargement du reste. Dommage, mais bon, ce n'est pas cher, et cela les vaut.

Voilà, c'est un début. Je rajouterai tous les liens qu'on voudra bien me signaler ! Et, quand j'aurai le temps, j'aimerais faire aussi une bibliographie sur le sujet...

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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 15:42




















Claudine à l'école est publié en mars 1900 chez Ollendorff à Paris, signé Willy.
Colette a 27 ans.
L'illustration de couverture est un dessin d'Emilio della Sudda, dont Colette dit "La couverture me fit bien rire: une fillette, déguisée en paysanne, écrit sur ses genoux croisés. A même ses bas, elle porte des sabots jaunes d'opérette; le panier du Petit Chaperon Rouge est auprès d'elle, et les boucles de sa chevelure roulent sur un caban rouge."
Mes Apprentissages






Actualités du moment:

Première de l'Aiglon d'Edmond Rostand, joué par Sarah Bernhardt. Promulgation de la loi Millerand qui limite la durée du travail à onze heures par jour pour les femmes et les enfants. Exposition Universelle, inauguration du Pont Alexandre III à Paris.


L'origine de Claudine à l'école et débuts de la carrière de Colette:
Colette n'avait jamais songé à écrire avant ce premier roman, comme elle le raconte dans Mes Apprentissages (que nous verrons plus tard). C'est son mari, le critique Henry Gauthier-Villars, dit Willy, qui l'y a poussé. L'histoire raconte que l'idée du roman serait venue au couple en 1895, à l'occasion d'un voyage à Saint-Sauveur-en-Puisaye, village natal de Colette, durant lequel elle a retrouvé les lieux et les personnages de son enfance, notamment l'école et son institutrice. Le récit de ses aventures scolaires aurait amusé son mari, qui en rentrant lui aurait demandé de les coucher sur le papier, en y ajoutant, pour qu'il soit plus vendeur, des "détails piquants". Mais en lisant les pages de sa jeune épouse, Willy ne les a pas d'abord jugées dignes d'êtres publiées, et le manuscrit est oublié pendant plusieurs années dans un tiroir. Il est retrouvé par hasard, et cette fois Willy le présente à plusieurs maisons d'éditions, et Ollendorff (grâce aux relations personnelles de Willy) finit par l'accepter.
Le roman est un succès. C'est ce succès qui détermine la carrière de Colette, car son mari décide alors d'exploiter ses talents, et en fait un de ses nombreux "nègres". On a donc un sentiment mitigé sur ces débuts : exploitée par son mari, qui à cette époque l'a déjà rendue malheureuse et a failli la faire mourir de chagrin (il l'a trompée très tôt après son mariage, et n'a jamais cessé...); mais révélée aussi par le même homme, sans qui elle n'aurait peut-être jamais écrit. C'est aussi Willy qui la tire de sa province un peu étouffante alors qu'elle a à peine 20 ans (sa famille avait quitté Saint-Sauveur pour Châtillon-Coligny où elle se fiance avec Willy) et l'introduit dans la société artistique et littéraire parisienne, véritable terreau où le génie de Colette peut enfin se développer.

Colette et Willy en 1894, un an après leur mariage. Colette se remet d'une profonde dépression due à la découverte des trahisons de son mari.


Résumé:
Claudine à l'école se passe à Montigny-en-Fresnois, et raconte, sous la forme d'un journal, la dernière année d'école de Claudine et des quelques autres "grandes" (15 ans), qui comme elle préparent le Brevet. On y suit les péripéties et la vie quotidienne de cette micro société scolaire, de l'automne jusqu'à l'été suivant. L'année est couronnée par le passage du Brevet et la réception organisée pour le ministre de l'Agriculture.


Après la lecture...
J'aime beaucoup ce premier roman, qui m'amuse énormément, tout en n'étant pas dupe : il est fait pour être plaisant, et a été écrit sous la suggestion de Willy et non par le bon vouloir de son auteur. Cela dit, il "marche" très bien.
Le ton est très enlevé. Le langage et les attitudes des écolières, décrits par Colette, sont souvent à mourir de rire. J'ai un faible pour le personnage de la "grande Anaïs", que l'on voit apparaître tout le long du récit, souvent très fugitivement, cachée dans les subordonnées d'une phrase, et qui immanquablement me fait rire ! Les "détails piquants" commandés par Willy ne sont jamais absents longtemps, et on suit pendant l'année scolaire les relations de l'institutrice Mlle Sergent avec son adjointe la petite Aimée Lanthenay, on observe les sous-maîtres ou le délégué cantonnal tourner autour des "grandes", pendant que la jolie adjointe tourne la tête à tous... Mais on trouve aussi de nombreux passages qui sont du Colette tout craché : certaines descriptions, les bois de Montigny, la chatte Fanchette.... L'amour de la nature et le don pour l'exprimer sont déjà là.
Le personnage de Claudine est ici dans toute sa splendeur. Son village natal et les bois qui l'entourent sont son élément, et elle y règne totalement. Elle tient tête aux adultes, mène sa vie chez elle comme elle l'entend (forcée aussi par la passivité de son père, occupé à son travail sur la Malacologie du Fresnois). Elle est également souveraine absolue parmi ses camarades, qui l'admirent même si elles la trouvent un peu folle.... Elle ne le sait pas encore, mais en quittant tout cela, elle perdra une partie d'elle-même, tout ce qui fait sa force, sa confiance en elle, et ne sera plus jamais la même... Colette fait d'ailleurs dire à Claudine à propos des bois "le jour où il me faudra les quitter, j'aurai un gros chagrin." C'est peu dire (mais n'anticipons pas!)
Entre le début et la fin du récit, on peut suivre, en même temps que la construction de la nouvelle école, celle du style de Colette, qui a déjà évolué en quelques dizaines de pages. Et ce n'est pas fini... 

 
Parallèle Claudine/Colette:
Jusqu'où Colette s'est-elle inspirée de sa propre vie pour écrire Claudine à l'école ? Sans doute, la communale de Saint-Sauveur-en-Puisaye était moins pervertie que le portrait qui en est fait à travers l'école de Montigny. Les "détails piquants" réclamés par Willy ont forcé le caractère de certains personnages....
Et le personnage de Claudine ? ...C'est peut-être le moment de retracer rapidement les jeunes années de la vie de Colette, en faisant un parallèle avec son héroïne Claudine. Gabrielle Sidonie Colette est née en 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Claudine nait en 1884 (11 ans plus tard) à Montigny-en-Fresnois, dont la description correspond à Saint-Sauveur. Gabrielle Colette porte une longue natte de cheveux qui lui arrivent sous les fesses; Claudine n'attache jamais ses cheveux, longs et bouclés. "Gabri" est la fille chérie de son père le Capitaine Colette et de sa mère, Sido, qui prend une place importante dans sa vie. Claudine est orpheline de mère. Claudine refuse absolument l'internat; la petite Gabrielle n'a jamais été en pension elle non plus. Toutes deux, enfin, passent leur Brevet en obtenant des notes brillantes pour les matières littéraires. Enfin et surtout, dans le caractère de Claudine, on trouve l'intense besoin de liberté qui fera de la vie de Colette un parfait sujet de roman ! La boucle est bouclée...

"Mlle Olympe Terrain", modèle de l'institutrice de Montigny, Mlle Sergent (également prénommée Olympe)


Morceaux choisis :

La toute première phrase : "Je m'appelle Claudine, j'habite Montigny; j'y suis née en 1884; probablement je n'y mourrai pas."

Les bois de Montigny: "Sous les sapins, on allume du feu, parce que c'est défendu; on y cuit n'importe quoi, une pomme, une poire, une pomme-de-terre volée dans un champ, du pain bis faute d'autre chose; ça sent la fumée amère et la résine, c'est abominable, c'est exquis."

La grande Anaïs: "...froide, vicieuse, et si impossible à émouvoir que jamais elle ne rougit, l'heureuse créature ! [...] Des cheveux ni bruns ni blonds, la peau jaune, pas de couleur aux joues, de minces yeux noirs, et longue comme une rame à pois."

"Ma maîtresse d'anglais me semble adorable ce soir-là, sous la lampe de la bibliothèque; ses yeux de chat brillent tout en or, malins, câlins, et je les admire, non sans me rendre compte qu'ils ne sont ni bons, ni francs, ni sûrs. Mais ils scintillent d'un tel éclat dans sa figure fraîche, et elle semble se trouver si bien dans cette chambre chaude et assourdie que je me sens prête à  l'aimer tant et tant, avec tout mon coeur déraisonnable. Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j'ai un coeur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m'arrête pas du tout."

Visite du délégué cantonnal: "Mademoiselle Sergent a bondi, si brusquement qu'elle a renversé sa chaise et son tabouret pour courir ouvrir la porte. Devant tant d'affolement je me roule, et Anaïs profite de cet émoi pour me pincer, pour me faire des grimaces démoniaques en croquant du fusain et de la gomme à effacer."

"Pendant la partie, j'ai aperçu la tête de Rabastens: il regarde par-dessus le mur et prend plaisir à voir courir ces grandes filles [...] Anaïs qui l'a, elle aussi, aperçu, court en donnant des coups de genoux dans ses jupes pour faire voir des jambes pourtant sans attrait, et rit, et pousse des cris d'oiseau. Elle ferait de la coquetterie devant un boeuf de labour."

"Nuit traversée de rêves stupides, mademoiselle Sergent en Furie, des serpents dans ses cheveux roux, voulait embrasser Aimée Lanthenay qui se sauvait en criant. Je cherchais à la secourir, mais Antonin Rabastens me retenait, vêtu de rose tendre, et m'arrêtais par le bras en disant: "Ecoutez, écoutez donc, voici une romance que je chante, et j'en suis vraiment ravi." Alors il barytonnait: Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un sole au cimetière
.... sur l'air de "Ah! qu'on est fier d'être Français, quand on regarde la colonne !" Une nuit absurde et qui ne me repose guère !"

"Expliquer et commenter cette pensée de Franklin:
L'oisiveté est comme la rouille, elle use plus que le travail
." Allons-y ! A la clef brillante, aux contours arrondis, que la main vingt fois par jour polit et tourne dans la serrure, opposons la clef rongée de rouille rougeâtre. Le bon ouvrier qui travaille joyeusement, levé dès l'aube, dont les muscles solides, et tatatata... mettons-le en parallèle avec l'oisif qui, languissamment couché sur les divans orientaux, regarde défiler sur sa table somptueuse... et tatatata... [...] Oh ! C'est bientôt bâclé ! Avec ça que ce n'est pas bon de paresser dans un fauteuil ! Avec ça que les ouvriers qui travaillent toute leur vie ne meurent pas jeunes et épuisés ! Mais quoi, faut le dire. Dans le "programme des examens", les choses ne se passent pas comme dans la vie."

"Je ne me repose bien, le soir, qu'au sommet du gros noyer, sur une longue branche que le vent berce... le vent, la nuit, les feuilles... Fanchette vient me retrouver là-haut; j'entends chaque fois ses griffes solides qui grimpent, avec quelle sûreté ! Elle miaule avec étonnement: "Qu'est-ce que tu peux bien chercher dans cet arbre ? Moi, je suis faite pour être là, mais toi, ça me choque toujours un peu !" Puis elle vagabonde dans les petites branches, toute blanche dans la nuit, et parle aux oiseaux endormis, avec simplicité, dans l'espoir qu'ils vont venir se faire manger complaisamment; mais comment donc !"



Quelques liens:
Pour le début, un incontournable qui propose lui-même des liens, le 
Centre d'études Colette
le Miroir @ Colette  sur le blog de Lily-et-ses-livres: Lily cite un texte des Vrilles de la Vigne (que nous reverrons en temps voulu !) où Colette parle de Claudine et des liens entre son personnage et sa propre vie.... et je lui ai emprunté l'image de la couverture originale de Claudine à l'école située en tête de mon billet !

 

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 11:08

 



Qu'est-ce que le Challenge Colette ??
Il s'agit de mon challenge personnel, qui m'a été inspiré par celui que fait
Lune-de-Pluie pour les Maigret, et qui consiste à lire les oeuvres intégrales de Colette, en faisant après chaque roman ou recueil de textes un petit billet sur mon blog.


Colette est mon auteur préféré depuis quelques années déjà, et cela ne s'arrange pas avec l'âge ! Son style me charme comme une musique; rythme, mélodie, harmonie, tout y est !... surtout tout y est à mon goût, ce qui est le plus important à mes yeux. 
Avec cela, il y a l'esprit de Colette, sa façon de voir les choses et les gens, de trouver le mot juste, évocateur. Elle a une écriture sensorielle, qui reflète parfaitement son intelligence très perspicace mais pas... "intellectuelle". C'est à nos sens qu'elle s'adresse, à tout ce qui chez nous "ressent", et non à ce qui réfléchit, pèse le pour et le contre, se laisse persuader. Elle persuade pourtant, mais bien plus par la séduction que par l'argumentation.
Ensuite, j'avoue que j'ai pour cette Colette une affection toute spéciale, car j'ai trouvé en elle, à travers ses pages, la seule personne (pour l'instant) qui a les mêmes relations que moi avec... la "nature" (mais c'est sans doute plus large qu'une histoire de petites bêtes et de plantes).

L'oeuvre de Colette est une émanation directe de la vie de l'auteur. Suivre l'ordre chronologique des publications permet ainsi de mieux comprendre les liens intimes qui existent entre les récits et le contexte de leur écriture. Nous suivrons donc, en transparence derrière chaque récit, l'histoire de la vie d'écrivain de Colette, de 1900, date de la parution de Claudine à l'école, à 1950, date de la publication de ses Oeuvres complètes aux éditions du Fleuron, qu'elle a elle-même relues et corrigées pendant plusieurs années. Et encore, à travers ses textes, l'époque qui les a vu naître et que Colette a su si bien évoquer: le nouveau siècle et les restes de l'ancien, deux guerres, les gens de ce temps....

Voici les règles du jeu :

- les oeuvres seront lues selon l'ordre chronologique de publication. Réserve: de nombreux textes de Colette ont été publiés en plusieurs fois, ou assemblés de différentes façons, dans différents recueils. Certains romans ont été remaniés,etc. Je choisis donc de suivre l'ordre utilisé dans l'édition Robert Laffont des oeuvres complètes de Colette, en trois volumes, parues dans la collection Bouquins en 2004.

- chaque billet contiendra:
          ¤ quelques mots sur le contexte de la publication
          ¤ mon impression après lecture en dix lignes environ
          ¤ quelques citations tirées du roman ou du récit qui en évoquent l'ambiance plus que l'histoire
          ¤ une ou des images d'illustration
          ¤ des liens vers des sites ayant un lien avec l'oeuvre, vers d'autres blogs parlant de l'oeuvre, etc


Voici la liste des oeuvres (qui deviendront des liens vers les billets correspondant quand la lecture aura été faite):

Claudine à l'école;    Claudine à Paris;    Claudine en ménage;    Claudine s'en va;    La Retraite sentimentale;    Les Vrilles de la vigne (recueil);    L'Ingénue libertine;    La Vagabonde;    L'Envers du music-hall (recueil);    L'Entrave;    La Paix chez les bêtes (recueil);    Les Heures longues (recueil);    Dans la foule (recueil);    Mitsou ou Comment l'esprit vient aux filles;    Chéri;    La Chambre éclairée (recueil);    Le Voyage égoïste (recueil);    La Maison de Claudine (recueil);    Le Blé en herbe;    La Femme cachée (recueil);    Aventures quotidiennes (recueil);    La Fin de Chéri;     La Naissance du jour;     La Seconde;     Sido;     Douze dialogues de bêtes (recueil);     Le Pur et l'impur;     Prisons et paradis (recueil);     La Chatte;     Duo;     Mes apprentissages;     Bella-Vista (recueil);     Le Toutounier;     Chambre d'hôtel (recueil);     Journal à rebours (recueil);     Julie de Carneilhan;     De ma fenêtre;     Le Képi (recueil);     Trois... Six... Neuf...;     Gigi (recueil);     Belles saisons (recueil);     L'Etoile Vesper;     Pour un herbier;     Le Fanal bleu;     Autres bêtes;     En Pays connu;     La Jumelle noire.

La mention "recueil" derrière les oeuvres signale soit un recueil de textes courts, qui sont parfois de petits contes, soit des recueils de nouvelles ou d'articles... ou encore d'autres choses...!

J'ai le plaisir d'annoncer que Nina a rejoint le challenge Colette, à suivre sur son blog.

A bientôt !

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                                                                      Colette, L'Etoile Vesper

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Avis à tous les amateurs et autres amoureux de Colette : 
Il existe depuis janvier 2008 une communauté où ceux qui le souhaitent peuvent publier leurs articles sur notre Gabrielle Sidonie préférée.
Pour les autres, n'hésitez pas à nous rendre visite pour une petite promenade au pays de Colette.

Pour accéder à la communauté, s'inscrire ou tout simplement lire les articles,
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A bientôt !

J'encourage....

...Noé Conservation. 
Il s'agit d'un moyen original de collecter des fonds pour cette excellente association. On "achète" des pixels d'une grande image (un papillon), sur laquelle on insère notre propre image qui en plus sert de lien. Ma rainette est posée en double exemplaire sur la tête du papillon, pour 9 euros. On peut donner moins, on peut donner plus. Quand la mosaïque sera complète, un pixel sera tiré au sort et le gagnant pourra participer à une opération de sauvegarde de la biodiversité
avec Noé.

 
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